Mon collier me sert de corde,
Mes jambes sont ma potence.
Ma vie, la mort qui me supporte.
On pousse ma chaise, je tombe.
Je brûle, je saigne, je trépigne.
Des frissons, des tremblements, des sanglots ...
Je le vois mais ne le regarde pas.
Je l'entends mais ne l'écoute même pas.
Je le sens mais ne le touche pourtant pas.
Ma main cesse d'écrire et ma tête de penser.
Ils rigolent, s'amusent.
Et moi, je me décompose, m'anéantis seule,
Sans vous, sans lui, sans eux ...
Ecoute le crépitement de ce feu qui me prend